La réforme du DPE prévue pour 2026 va considérablement améliorer le classement énergétique des logements chauffés à l’électricité. Selon le ministère de la Transition écologique, près de 600 000 logements devraient sortir du statut de passoire énergétique grâce au nouveau coefficient de conversion électrique. Cette évolution majeure va-t-elle transformer votre diagnostic de performance énergétique ?
Que change concrètement cette réforme dans le calcul énergétique ?
Le cœur de cette réforme réside dans la modification du coefficient de conversion de l’électricité, qui passe de 2,3 à 2,05. Ce chiffre peut sembler abstrait, mais il détermine directement comment la consommation électrique de votre logement est convertie en énergie primaire pour le calcul du DPE.
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Concrètement, un logement consommant 100 kWh d’électricité était jusqu’alors pénalisé par un coefficient de 2,3, portant sa consommation d’énergie primaire à 230 kWh. Avec le nouveau coefficient de 2,05, cette même consommation ne représentera plus que 205 kWh d’énergie primaire, soit une réduction de 11%.
Cette évolution technique impacte directement le classement énergétique des logements électriques. Les seuils entre les classes DPE restent inchangés, mais les logements chauffés à l’électricité nécessitent désormais moins d’énergie primaire pour atteindre une classe donnée. Un appartement classé F pourra ainsi basculer en classe E, voire D dans certains cas favorables. Découvrez tous les détails de cette réforme sur https://particulier.hellio.com/blog/actualites/reforme-dpe-coefficient-conversion.
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Combien de logements sortent du statut de passoire énergétique ?
Les estimations officielles prévoient qu’environ 600 000 logements pourraient sortir du statut de passoire énergétique grâce à la réforme du DPE 2026. Cette amélioration concerne principalement les biens chauffés à l’électricité, aujourd’hui pénalisés par le coefficient de conversion actuel.
Les appartements représentent la majorité des bénéficiaires de cette réforme. Ces logements, souvent construits dans les années 1970-1980 avec des systèmes de chauffage électrique, voient leur performance énergétique sous-évaluée par le DPE actuel. Les maisons individuelles équipées de pompes à chaleur ou de chauffage électrique récent constituent le second groupe le plus impacté.
L’évolution sera particulièrement notable pour les logements classés F et G. Selon les projections du ministère, près de 40% des biens actuellement en classe F pourraient basculer en classe E, tandis qu’une partie significative des logements en classe G rejoindrait la classe F. Cette requalification massive transformera le paysage immobilier français et facilitera les transactions pour de nombreux propriétaires.
Les étapes clés de mise en application
La réforme du DPE suit un calendrier précis qui s’étale sur plusieurs mois. Les propriétaires doivent anticiper ces échéances pour éviter tout blocage dans leurs projets immobiliers.
- Janvier 2026 : entrée en vigueur officielle du nouveau coefficient de conversion électrique (1,79 au lieu de 2,3)
- Période de transition : les anciens DPE restent valides jusqu’à leur date d’expiration naturelle (10 ans)
- Nouveau diagnostic obligatoire : uniquement nécessaire lors des ventes ou locations si le DPE actuel a expiré ou si le propriétaire souhaite bénéficier immédiatement du nouveau classement
- Impact sur les transactions : les logements électriques pourront afficher leur nouvelle étiquette énergétique améliorée dès janvier 2026
- Démarches pratiques : contacter un diagnostiqueur certifié, prévoir un délai moyen de 7 jours pour obtenir le nouveau DPE, coût estimé entre 100 et 250 euros selon la région
Cette transition progressive permet aux propriétaires de planifier sereinement leurs démarches sans contrainte immédiate.
Conséquences pratiques pour propriétaires et locataires
Cette réforme du DPE bouleverse les stratégies immobilières établies. Les propriétaires de logements chauffés à l’électricité voient la valeur de leur bien potentiellement augmenter, notamment dans les zones où le chauffage électrique domine le marché.
Les obligations locatives évoluent également. Les bailleurs pourront maintenir leurs biens sur le marché locatif plus longtemps, retardant les investissements massifs en rénovation énergétique. Cette respiration financière permet de planifier les travaux de manière plus sereine.
Du côté des investisseurs, les stratégies d’acquisition se redéfinissent. Les appartements électriques en copropriété, souvent boudés pour leur classement énergétique médiocre, redeviennent attractifs. Les prix d’achat pourraient s’ajuster à la hausse dans certains segments.
Juridiquement, cette évolution soulève des questions sur les diagnostics antérieurs. Les propriétaires ayant vendu récemment avec un DPE défavorable pourraient s’interroger sur une éventuelle différence de valorisation, bien que la réglementation ne prévoie pas de rétroactivité.
Comment cette évolution s’inscrit-elle dans la politique énergétique française ?
Cette réforme du DPE s’inscrit parfaitement dans la stratégie nationale de transition énergétique. La France mise massivement sur la décarbonation de son électricité, avec un mix énergétique déjà largement décarboné grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables. Le nouveau coefficient reflète enfin cette réalité dans l’évaluation énergétique des logements.
L’évolution répond également aux objectifs européens de neutralité carbone d’ici 2050. En valorisant les systèmes électriques performants, la réforme encourage les investissements dans les pompes à chaleur et autres technologies électriques efficaces, cohérentes avec la trajectoire de décarbonation du secteur résidentiel.
Cette approche pragmatique reconnaît que la France dispose d’atouts spécifiques par rapport à ses voisins européens. Contrairement aux pays fortement dépendants des énergies fossiles, l’Hexagone peut légitimement promouvoir l’électrification du chauffage résidentiel comme levier de réduction des émissions de CO2 dans le bâtiment.
Vos questions sur cette réforme
Quand entre en vigueur la réforme du DPE 2026 ?
La réforme entrera en vigueur le 1er janvier 2026. Elle s’appliquera automatiquement à tous les nouveaux DPE réalisés à partir de cette date, sans démarche particulière des propriétaires.
Comment la réforme du DPE va-t-elle améliorer le classement des logements électriques ?
Le nouveau coefficient de conversion de 2,3 remplace l’ancien facteur de 2,58. Cette baisse significative permettra aux logements chauffés à l’électricité d’obtenir de meilleures notes énergétiques.
Combien de logements vont sortir du statut de passoire énergétique avec le nouveau DPE ?
Environ 600 000 logements électriques passeront de la classe F ou G vers des classes supérieures. Cette évolution concerne principalement les appartements urbains construits entre 1970 et 1990.
Quel est le nouveau coefficient de conversion électrique dans le DPE 2026 ?
Le coefficient passe de 2,58 à 2,3 kilowattheure d’énergie primaire par kilowattheure d’électricité finale consommée. Cette modification reflète l’évolution du mix énergétique français vers plus de renouvelables.
Est-ce que mon logement chauffé à l’électricité aura une meilleure note DPE en 2026 ?
Très probablement. La plupart des logements électriques verront leur classe énergétique s’améliorer d’un niveau, voire deux pour certains bien isolés. Seuls les logements très mal isolés conserveront leur classement actuel.
Comment bénéficier d’un accompagnement expert pour cette réforme ?
Nos spécialistes analysent votre situation énergétique et anticipent l’impact de la réforme sur votre bien. Un diagnostic personnalisé vous aide à préparer sereinement ces évolutions réglementaires.










